Sommes-nous en avance ? En retard ? quels choix technologiques: VDSL ? FTTH ? FTTB ? FTTLA ? Quelle stratégie de déploiement ? Quel est le rôle des pouvoirs publics ?

La question fait débat et Richard TOPER, Président de l'Atelier THD de Forum Atena, Président de Setics a réuni le 27 septembre 2012 dans le cadre du salon ODEBIT experts et utilisateurs pour apporter un éclairage nouveau : 

  • VALERIE CHAILLOU, Directrice , IDATE
  • Antoine DARODES, Directeur Très Haut Débit, ARCEP
  • Philippe LAREDO, Président , OPTION SERVICE
  • Joël MAU, , INSTITUT MINES TéLéCOM
  • Patrick Vuitton, Délégué Général, AVICCA

Les présentations sont disponibles en bas de page.

Retrouvons quelques axes de réflexion soulevés tant par les intervenants que par les auditeurs.

  –  Le panorama présenté par Valérie Chaillou met en évidence différents rythmes de progression, avec notamment la Russie et l'Ukraine qui bénéficient de rythmes élevés. Ces considérations englobent tout à la fois les implantations de type FTTH et FTTB, autrement dit la fibre arrivant chez l'utilisateur ou la terminaison étant en cuivre.

  –  La France quant à elle profite de la bonne santé de son réseau cuivre qui constitue un frein à l'arrivée de la fibre. Cette concurrence sera une des questions récurrentes tout au long des débats.

  –  Il n'y a pas aujourd'hui de fortes incitations de la part des autorités pour le développement de la fibre.

  –  Les opérateurs régionaux s'appuient sur les règles définies par l'ARCEP sur la tarification des "gros" opérateurs tant vers les "petits" que vers les clients finaux. Ces conditions vont-elles perdurer, notamment dans le cadre de la fibre ?

  –  En 2006, la France était en avance et en 2010 elle proposait même une panoplie d'outils tels que les offres d'accès au génie civil régulées ou le co-investissement. En 2012, la pénétration est malgré tout faible. Le problème vient de la très faible vitesse de déploiement. Les opérateurs n'ont plus aucun risque sur le cuivre et protègent les positions acquises. Le faible taux de déploiement ne permet pas de proposer un "Business Plan" séduisant pour les investisseurs.

  –  Des solutions de financement à base de prélèvements légers sur les mobiles et les fixes sont évoquées.

  –  L'arrivée de la fibre dans les logements reste très couteuse : papier peint et peintures, nécessité pour les salariés de se libérer une voire plusieurs demi-journées. Sur ce plan des solutions de type VDSL2 (très haut débit sur cuivre) se placent en concurrence. Le cuivre n'a pas dit son dernier mot même s'il semble écrit qu'il faudra bien un jour l'arrêter.

  –  La 4G sans fil ne semble pas, au moins dans l'immédiat, se présenter comme concurrente. Le débit est divisé entre les utilisateurs.

  –  Les zones rurales où l'ADSL ne propose que de faibles débits (ie inférieurs à 4 Mbit/s) pourraient être plus faciles à déployer que certaines zones urbaines bien pourvues en DSL à haut débit.

  –  La notion de haut-débit n'est pas absolue et sera certainement à revoir par la suite.

  –  Exemples d'applications moteurs pour un besoin de haut débit : passage en haute définition de "Youtube", utilisation intense du "cloud" pour accéder rapidement à ses données générant à la fois un besoin en bande passante et un besoin pour un débit symétrique.

  –  La vitesse de déploiement du câble permet de rêver à un déploiement de la fibre également rapide.

  –  Le développement de l'ADSL s'est fait à partir d'une montée en débit pour le grand public. Celui de la fibre ne pourrait-il pas être construit auprès des professionnels sur la base d'une plus grande fiabilité ?

 

Hello, Mr Chairman ! Richard Toper anime les débats.

Les intervenants. De gauche à droite : Richard Toper, Valérie Chaillou en pleine présentation, Joël Mau, Patrick Vuitton, Antoine Darodes, Philippe Laredo.

Discussions animées au jeu de questions – réponses. 

Attention soutenue de la part de l'assistance 

 

  

 

 

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