Newsletter n°28, avril 2010

 

Edito

Débat : Comment valoriser les contenus sur Internet ?
Assemblé Générale Ordinaire de Forum ATENA
Comment va l’Internet ?
LES MERS DE L’INCERTITUDE, ou Diriger en lâchant prise
Le câble sous-marin EASSy enfin posé !
Atelier hébergement
Mais que deviendrions-nous sans Asterisk ?
Evénement Forum ATENA avec le Club des Explorateurs
Aastra lance son concours XML 4 SIP
Livre paru : LA SECURITE EN ENTREPRISE
Les réseaux sociaux dans l’entreprise : deux approches complémentaires
Les PME face au Saas et Cloud: un nuage qui cache l’horizon
MAROC : Rencontrez des entreprises du Maroc et de l’Afrique francophone avec UBIFRANCE

Agenda

 

EDITO

Innover, valoriser, adapter et faire évoluer, gérer l’incertitude, innover par la coopération, donner à Internet un socle de services étendus et diversifiés. Cette énumération, ce n’est rien d’autre que les débats auxquels nous vous proposons de participer avec Forum ATENA lors des six conférences que nous organisons d’ici l’été. Bien sur, inscription gratuite et obligatoire !
Cette newsletter vous en donne les détails, je n’en développerai que deux, qui me semble plus particulièrement important :

  • Le 5 mai, notre assemblé générale, ou comme chaque année, nous parlerons bilan et perspective avec nos membres. Toujours dans l’esprit ouvert de notre association, les non membres peuvent assister aux débat. Bien sur, ils ne pourront participer aux votes et élection du conseil d’administration.
  • Le 28 juin, nous nous pencherons à nouveau sur l’avenir d’Internet, et sur sa nécessaire évolution, cette fois d’un point de vue plus technique, avec quelques uns des plus grands expert du domaine. L’enjeu : donner à l’internet un socle de services étendus et diversifiés en faisant évoluer les couches basses de l’internet. Ils nous parleront des fonctions RINA (Recursive Inter Networks Architecture). Bien sûr, vous êtes invité à y participer.

Bonne lecture, et à très bientôt.

Philippe Recouppé
Président de Forum ATENA

  

Débat : Comment valoriser les contenus sur Internet ? 

Le 5 mai, de  17h00 à 18h30, sur le salon Comunication Over IP – CNIT  La défense

Pour débattre sur la valorisation des contenus, et l’avenir du droit d’auteur, Forum ATENA et la Société française de l’Internet (SFI) ont réuni des spécialistes de ces sujets, dans un esprit d’ouverture et d’innovation, afin d’échanger avec vous des possibles.

Intervenants :

  • Denis Ettighoffer : consultant spécialiste de l’impact des TIC sur les entreprises et la société
  • Benjamin Jean : expert juridique en propriété intellectuelle et open source
  • Stephen Belfond : fondateur des éditions i-Gutenberg, plate-forme de publication de livres « augmentés » sur iPhone et iPad.
  • Fréderic Martel : écrivain et journaliste français, journaliste à France Culture et enseignant à HEC. Il est notamment l’auteur de "Mainstream, Enquête sur cette culture qui plaît à tout le monde" (Flammarion)

Inscription gratuite mais Obligatoire

 

Assemblé Générale Ordinaire de Forum ATENA

Le 5 mai, de  18h30 à 19h30, sur le salon Comunication Over IP – CNIT  La défense

Lecture et approbation des rapports moral et financier, puis élection des membres à renouveler du Conseil d’Administration, puis présentation des projets en cours des différents ateliers de Forum ATENA, par leurs présidents respectifs, débat, perspectives d’évolution de notre association.

L’assemblé Génénrale est ouverte aux non-membres, les votes sont exclusivement réservés aux membres de Forum ATENA à jour de leur cotisation.

Pour vous inscrire, cliquez ICI

  

Comment va l’Internet ?

Ça va .. vite. L’internet évolue à marches forcées. Qui arrive à suivre ? Les débits ont explosé. Depuis dix ans on est passé de kilobits à gigabits, et on ira encore plus loin. Avec ces gros tuyaux on peut transmettre la voix, la radio, la vidéo, la télé, le 3D, c.a.d. le relief. Mais on ne peut pas encore toucher ce qu’on voit.
Le réseau de communications de l’internet est robuste; il résiste bien aux pannes de matériel. On ne peut pas en dire autant des moyens d’accès. Le raccordement au domicile est en général bon dans les villes, pas toujours dans les villages, et problèmatique dans la cambrousse.

Le PC de l’utilisateur est une autre affaire. Au début ça marche. Au bout d’un certain temps, quelque chose s’arrête de marcher, personne ne sait pourquoi. Assistance téléphonique, facture à la clé, sans garantie de résultat. Pour finir, intervention d’un gourou, qui est une denrée rare et chère. 
Et le spam ? appelé aussi pourriel. « Vous avez gagné 25 millions de dollars ». « Offrez vous un doctorat en ligne ». « L’accès à votre compte bancaire a été restreint, confirmez votre inscription ». Plus la panoplie des mirages de vigueur et virilité. Évidemment, ce sont des arnaques. L’industrie du spam est florissante, car elle est camouflée dans un maquis de réseaux internationaux, et le nombre de gogos augmente avec les nouveaux utilisateurs.

Comment s’en débarrasser ? Bonne question. L’internet est un système ouvert. N’importe qui peut émettre n’importe quoi, et ça ne coûte presque rien. Le réseau n’a aucun mécanisme d’identification, cette fonction est laissée aux fournisseurs d’accès. Mais il existe partout des fournisseurs d’accès compréhensifs, qui ont intérêt à garder de bons clients. Le risque est d’être placé dans une liste noire et de voir son courriel refusé par les destinataires.

Même si les accès à l’internet étaient rigoureusement contrôlés, l’industrie du spam connaît bien d’autres moyens d’infiltration. Le plus courant est un virus transmis à un PC disposant d’un accès légitime. Ce virus reste invisible pour l’utilisateur, il dort d’un œil et attend les ordres de son patron. Par exemple faire suivre du spam à une liste de destinataires. Le PC infecté apparait comme l’émetteur du spam, ce qui peut causer de sérieux ennuis à son utilisateur.

L’internet grouille de millions de PC infectés. On les appelle des zombies. La plupart du temps ils ne font qu’envoyer du spam modèrément, pour éviter de se faire repérer par le fournisseur d’accès. Ils constituent des réseaux gérés par des parrains, qui peuvent les louer à des gangs mafieux. S’il y a besoin de punir un site, des centaines de milliers de PC peuvent lui envoyer en même temps un déluge de messages. En quelques minutes le site est asphyxié. Son fournisseur d’accès peut l’être également.
La génération web 2.0, libre-échangiste en logiciels et tous gadgets à la mode, est un gibier de rêve pour enrichir l’arsenal des pirates (données personnelles, adresses IP, sites perméables, clés fragiles, etc.). C’est une source permanente d’innovations, pour tous.

S’ils n’ont pas de filtres, les uilisateurs individuels ont la corvée récurrente de jeter les spams de leur boîte à lettres, mais ils n’ont pas de site à défendre. En revanche, les entreprises ont des sites essentiels à leurs activités. Elles ont besoin de sécurité. Une solution est un intranet réservé au personnel de l’entreprise (réseau privé utilisant les standards de l’internet).

Les entreprises n’ont pas toujours les moyens d’avoir un intranet. Les utilisateurs individuels ont aussi besoin de sécurité pour certaines activités. On observe deux tendances fortes sur le marché. D’un côté une demande pour un internet protégé contre la fraude. De l’autre un internet ouvert et d’usage peu contraignant, en gros celui que nous connaissons. Naturellement chaque tendance estime qu’elle devrait être la seule acceptable. Et en France, on veut avoir raison avec des lois.

Pourtant d’autres services comme la SNCF, la Poste, les Pompes funèbres, et même le téléphone, offrent des prestations et des tarifs modulés selon les besoins des clients. L’internet pourrait offrir des accès avec plusieurs niveaux de sécurité, des groupes fermés d’abonnés, des filtres de contenu, tout ça à la carte. En fait, on est paralysé par le dogme du service unique.

Mise en service en 1983, l’architecture de base de l’internet (TCP-IP) convenait à un réseau expérimental. Et il l’est resté. Sécurité, nommage, authentification, mobilité, qualité de service, en sont absents, ou pris en charge par des applications spécifiques, disparates ou propriétaires. Cet internet est –il celui du futur ? 
Aprés trois décennies de léthargie les recherches sont en cours pour donner à l’internet un socle de services étendus et diversifiés adaptés à la multiplicité des besoins, usages, langues et cultures des habitants du monde.
Ce sera au programme d’un prochain colloque.

Louis POUZIN
Réservez dès à présent votre agenda le 28 juin après-midi

 Pour vous inscrire dès à présent (attention, nombre de place limité, inscription gratuite et obligatoire)

 

LES MERS DE L’INCERTITUDE, ou Diriger en lâchant prise

 

Jeudi 10 juin, de 19h00 à 20h30, à Telecom ParisTech, 46 rue Barrault, Paris 13

La crise de 2008 a balayé vos dernières illusions ? Vous mesurez aujourd’hui les limites de la prévision économique ? Faut-il renoncer aux projets durables et se contenter de gérer au jour le jour ? Robert Branche vous propose trois pistes novatrices pour réussir dans l’incertitude : 

  • Penser à partir du futur : on ne peut pas, en effet, comprendre vers quoi coule un fleuve en regardant les méandres de son cours.
  • Choisir sa mer une fois pour toutes : L’Oréal n’en a jamais fini de viser la beauté, ni Google l’information ou Nestlé l’alimentation.
  • Rechercher la facilité : sans l’appui de la pente naturelle du terrain, il est impossible de progresser dans la bonne direction au milieu des tempêtes, déluges ou sécheresses. 
  • Comme un fleuve impassible, l’entreprise tire ainsi parti des accidents du terrain pour gagner en force et résistance au fur et à mesure qu’elle progresse vers sa mer.

Pour assister à cette présentation : inscription gratuite et obligatoire

Didier Tranchier
Président de l’atelier Innovation 
 
 

Le câble sous-marin EASSy enfin posé !

Depuis fin mars, Madagascar est enfin reliée en haut débit au réseau mondial. C’est la fin du chaînon manquant, le "missing link" de l’Afrique de l’Est :
chaînon manquant
Le câble va transformer le paysage des télécommunications dans la région. Pour 250 millions d’Africains, l’accès à Internet coûte aujourd’hui 200 à 300 dollars par mois. Le financement a été bouclé fin novembre 2007. La construction a débuté en décembre 2007. L’objectif est qu’EASSy soit pleinement opérationnel pour la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud, en 2010.
 
Le projet a vu son accord de financement bouclé à Nairobi en novembre, avec les concours de l’IFC, ("International Finance Corporation">, ou Société financière internationale, institution de la Banque mondiale chargée des opérations avec le privé), la Banque africaine de développement (BAD), la Banque européenne d’investissement (BEI), la banque de développement de l’Allemagne (KfW), et la banque de développement de la France (AFD ).
Les cinq institutions de financement fournissent ensemble un prêt à long terme de 70,7 millions de dollars, dont 18,2 millions dollars fournis par l’IFC.
L’Union européenne aidera également à financer un véhicule spécial, essentiel à la structure opérationnelle du câble.
Le coût total du projet est de 235 millions de dollars.
Le reste du financement sera assuré par 25 opérateurs privés de télécommunications, réunis en consortium, dont 21 sont africains.
 
Les internautes malgaches découvrent la télévision haute définition, l’e-education, la visio-conférence, la télémédecine, les jeux vidéos, la eAdministration avec le dédouanement en ligne et les services bancaires à distance.
Déjà positionnée sur les services informatiques externalisés et les centres d’appels, Madagascar entend se positionner comme un hub de l’Océan Indien, en concurrence avec l’ïle Maurice.
 
Mais on reste sans nouvelles de Rascom-Qaf 1, le satellite qui devait désenclaver la brousse en Afrique de l’Ouest. Lancé avec succès le le 22 décembre 2007 par Ariane 5, il avait vu sa mise en orbite freinée par une fuite d’hélium pressurisé. Sa durée de vie prévue, de 15 ans, avait été ainsi réduite à 2 ou 3 ans.
Le satellite Rascom-QAF 1R, construit par Thales Alenia Space, comme le précédent, doit être mis en orbite en 2010 et devrait remplacer Rascom-Qaf 1.
 
2010, c’est l’année de l’Afrique numérique !
 
Dominique Lacroix
Société française de l’Internet

 

Atelier hébergement

Hébergeurs, des intervenants techniques dispersés et mal connus, confondus avec les éditeurs et diffuseurs de contenus. Et pourtant, la cour de cassation persiste !
Les métiers de l’hébergement sont nombreux et couvrent de nombreuses réalités, du housing de masse (data-center) au mutualisation de ressources en passant par les interventions de maintenance voire de correction (TMA). Et pourtant personne ou presque ne connait l’existence de ces intervenants de l’ombre, au point que d’autres profession de l’internet ont fini par "occuper le terrain" afin de profiter du régime juridique d’exception qui leur était initialement dévolu. Mais les faits sont têtus et le régime des coucous 2.0 se lézarde.
 
L’arrêt du 14 janvier 2010 dit "Tiscali" rendu par la première chambre civile de la cour de cassation a très rapidement été identifié comme un danger pour l’économie du "web 2.0". C’est que les magistrats ont entendu appliquer un régime de responsabilité civile aux diffuseurs qui se réfugiaient derrière une définition trop large du prestataire technique visé par l’article VI de la loi du 21 Juin 2004 dite LCEN. Cet arrêt a été soit minoré ("arrêt d’espèce appliquant une logique juridique antérieure à la LCEN") soit nié dans sa réalité et son fondement (un magistrat de la formation serait par ailleurs membre de la HADOPI, l’arrêt serait donc entaché de parti pris).
Or il se trouve que cet arrêt "Tiscali" se fonde sur des critères techniques (intervention dans la production du contenu diffusé) qui trouveront également à s’appliquer sous l’empire de la LCEN. Mais ce qui caractérise les détracteurs de l’arrêt Tiscali, c’est avant tout l’idéologie et le manque de prudence. A peine un mois après ce coup de semonce, la chambre criminelle de la cour de cassation a rendu dans la même journée (16 février 2010) deux arrêts de cassation rappelant pour le premier que le directeur de publication est responsable de ce qui est publié sur son site web, même si le message n’a pas fait l’objet d’une fixation de sa part, tandis que le second arrêt cassait au motif qu’"ayant pris l’initiative de créer un service de communication au public par voie électronique en vue d’échanger des opinions sur des thèmes définis à l’avance, Alain Y… pouvait être poursuivi en sa qualité de producteur, sans pouvoir opposer un défaut de surveillance du message incriminé".
Ainsi, en moins de deux mois, la pseudo jurisprudence (constituée pour l’essentiel de jugements de première instance et d’ordonnance de référés) avancée par les tenants du web 2.0 sans règles vient d’être balayée par deux chambres de la cour de cassation. Trois arrêts de la haute formation tirant dans le même sens, ça ressemble à une jurisprudence, une vraie.
 
Les hébergeurs ont-ils conscience qu’un regroupement de leurs forces amélioreraient leurs chances d’obtenir gain de cause devant les juges en cas de conflits avec les autres acteurs du web ?
Un regroupement de ces professionnels de l’hébergement technique pourrait leur garantir une meilleur visibilité auprès des pouvoirs publics, visibilité qui leur garantirait à moyen voir à long terme une existence qui leur est actuellement contestée par les opérateurs télécom en amont et par les diffuseurs-créateurs en aval.
 
Jean-Claude PATIN
Président atelier hébergement
 
 

Atelier ToIP: Mais que deviendrions-nous sans Asterisk ?

Les 14, 5 et 16 avril s’est déroulé porte Champerret à Paris le premier salon AstriEurop, lieu de rencontre de la communauté Asterisk.

Cela fut d’abord un plaisir de rencontrer Marc Spencer sur le stand Digium, le père d’Asterisk – bien que le mot père lui aille mal car il n’a que 30 ans et Asterisk déjà 10 ans.

Une trentaine d’exposants démontrait le dynamisme de cette communauté Open Source. Saluons ici Aastra, membre de Forum ATENA, qui y présentait ses terminaux SIP 57i avec interface XML que l’on pouvait tester sur de nombreux stands !

AstriEurop avait demandé  à Forum ATENA de brosser un tableau sur l’usage d’Asterisk.

C’est un sujet que Forum ATENA suit depuis longtemps (voir la conférence sur ce sujet).

Force est de constater qu’Asterisk est un outil utilisé de façon très variée qui justifiait le titre « Mais que deviendrions-nous sans Asterisk ? » de la conférence de Forum ATENA.

Outil pédagogique, moyen économique d’installer un PABX, brique pour proposer un PABX packagé, composant pour créer des briques logicielles, base logicielle pour créer des fonctions opérateurs non disponibles dans les produits propriétaires, open source pour monter de A à Z un opérateur de ToIP : telles étaient les utilisations déjà recensées par Forum ATENA en attendant un IMS light open source basé sur Asterisk.
Si vous avez recensé d’autres usages d’Asterisk, n’hésitez pas à me les communiquer pour enrichir notre compréhension commune du phénomène Asterisk.

Toutes les dernières news sur la ToIP : http://www.jaito.com/Newsletter.html
Pour rejoindre l’atelier ToIP, inscrivez-vous sur le site de Forum Atena

Jacques Heitzmann
Président de l’atelier ToIP 

 

Evénement Forum ATENA avec le Club des Explorateurs

Le 22 juin après-midi aura lieu l’atelier du Club des Explorateurs. C’est un partenariat d’un nouveau type qu’amorce ici Forum ATENA.

Mais qu’est-ce que le Club des Explorateurs (http://www.les-explorateurs.org/) ? Et que veut dire « Explorer » ? Ecoutons Dominique Fauconnier, Vice-Président Recherche et Développement du Club des Explorateurs :

« L’exploration est une activité qui se déploie en terrain inconnu (ou sur des mers inconnues !). La récompense de l’explorateur est la découverte, se perdre est le risque qu’il assume.

L’exploration n’a pas de finalité précise, elle est disponibilité, elle est détour, elle est voyage. L’explorateur quitte les rivages du connu pour aller au-delà des horizons à la rencontre de ce qu’il ne connaît pas encore.

Dé-couvrir signifie que l’on porte le regard sous ce qui était « couvert ». Dans une forme plus légère un voile ferait l’affaire : dé-voiler . . . Découvrir ce n’est ainsi pas seulement aller au-delà des horizons, mais aussi aller en deçà des apparences : dé-couvrir, se dé-couvrir.

Explorer n’est cependant ni une errance ni une dérive, explorer contient une intention : celle de revenir avec « quelque chose », qui puisse avoir de la valeur. Ce que cherche l’explorateur n’est pas défini au moment du départ, ce n’est qu’une potentialité. Pour cette raison l’explorateur associe deux qualités extrêmement éloignées l’une de l’autre : une grande disponibilité d’un côté et un grand sens de la pertinence de l’autre. »

Si cette perspective vous intéresse, ou si elle vous intrigue et que vous êtes curieux inscrivez-vous dès à présent à l’événement : "Comment innover dans les télécoms par la coopération ?"

Le Club des Explorateurs propose une formule participative où les personnes présentes sont invitées à réfléchir collectivement à une problématique donnée. Le 22 juin, nous répondrons à la question : "Comment innover dans les télécoms par la coopération ?" Les participants seront répartis en plusieurs tables de 7 à 8 personnes et traiteront toutes le même sujet. La session s’organise sous la forme d’un double tour de parole où chacun donne  ses réponses à la question posée. A l’issue de l’ensemble des doubles tours, chaque groupe annonce aux autres les 3 idées forces ou pistes d’action qui sont sorties de la discussion. Les résultats de cette réflexion collective pourront donner lieu à des travaux menés par l’atelier d’écriture.

Attention, pour des questions d’organisation, le nombre de place est limité.

Laurent Chiozzotto
Secrétaire Général du Club des Explorateurs

  

Aastra lance son concours XML 4 SIP

Aastra lance son concours XML 4 SIP

http://support.aastra.fr/XMLContest

Ce concours, qui se déroule du 15 avril au 30 octobre 2010, est ouvert à tous les développeurs quelle que soit leur nationalité. Les participants devront faire appel à leur créativité et proposer de nouvelles applications XMLpermettant d’enrichir le terminal SIP de l’utilisateur, autour de 4 catégories :

       Social Networking & Web 2.0 applications : faciliter la communication et l’accès aux médias sociaux (ex. Twitter, Flickr, Facebook, LinkedIn, etc.)

       Business Applications : apporter de la valeur ajoutée pour l’utilisateur, interagir avec des bases de données ou le SI de l’entreprise

       Telephony related applications : développer des fonctionnalités avancées qui ne seraient pas encore intégrées sur les terminaux SIP

       Lifestyle/Fun applications : proposer des applications pour se divertir (jeux, animations, etc.)

Un jury composé de 10 experts évaluera les différentes applications XML et récompensera la meilleure dans chacune des catégories. Les applications développées seront ensuite mises gratuitement en téléchargement pendant 1 an sur le site Aastra à l’issue du concours.

 

Livre paru : LA SECURITE EN ENTREPRISE

 
Forum ATENA bâtit des relations efficaces avec le CDSE et vous conseille la lecture d’un livre dont l’un des deux auteurs, Olivier Hassid, est le délégué général du CDSE (Club des Directeurs de Sécurité des Entreprises). Prévenir et gérer les risques, un livre de Olivier Hassid et Alexandre Masraff Préface de Frédéric PECHENARD – Directeur Général de la Police Nationale L’entreprise face à ses menaces : incivilité, séquestration, fraude, extorsion, cybercriminalité, terrorisme, atteinte à la réputation…
 
Face à la multitude des menaces qui pèsent sur l’entreprise, en assurer la sécurité peut apparaître comme un ensemble de missions transverses et complexes à intégrer dans un ensemble homogène. C’est pourquoi, à partir de leurs observations de terrain, les auteurs montrent ici comment l’entreprise peut s’organiser pour assumer sa responsabilité dans la sécurité des personnels, la prévention des vols, la protection des réseaux informatiques, la lutte contre la fraude, etc., non seulement dans le respect des obligations réglementaires qui lui incombent et avec le maximum d’efficacité, mais également dans le cadre d’une structure générale cohérente et pérenne.
 
Extrait de la préface de Frédéric PECHENARD – Directeur Général de la Police Nationale «Ce livre est à la fois utile pour les acteurs privés qui souhaitent mettre en place au sein de leur entreprise une politique de sécurité, mais également pour les partenaires publics qui souhaitent mieux comprendre les problématiques du secteur privé. »
 
Plus d’informations sur : http://www.maxima.fr/index-fiche-393-La-securite-en-entreprise.html
 

Les réseaux sociaux dans l’entreprise : deux approches complémentaires

Les réseaux sociaux sont au cœur du Web 2.0. Ils ont d’abord eu des usages dans la sphère personnelle… et intéressent à présent de plus en plus les entreprises.
Le réseau social peut être interne à l’entreprise au même titre qu’un intranet. Il permet ainsi de partager les connaissances et les informations, décloisonner les structures qui seront amenées à coopérer et bouleverse les rapports hiérarchiques. Les flux d’information sont à repenser. On parle de « knowledge management », de travail collaboratif au sein de l’entreprise (par exemple partage des informations relatives aux clients et aux concurrents et retours d’expérience des commerciaux). Et des outils existent à cet égard : BlueKiwi, Sharepoint de Microsoft, Chatter de Salesforce, possibilité de Viadeo privatif limité aux salariés de l’entreprise, etc. ou peuvent être greffés aux applications de l’entreprise qui évolueront dans ce sens. Ils nécessitent néanmoins d’opérer une conduite du changement pour que leur acceptation et leur utilisation soient maximisées par les salariés eux-mêmes.
Il peut également s’agir de l’usage d’un outil disponible pour tous, souvent gratuit, et utilisé par l’entreprise (ou du moins quelques utilisateurs de celles-ci) et les internautes. Dans ce cas, l’entreprise assure sa présence sur les réseaux sociaux utilisés par le grand public (Facebook, Twitter, Viadeo, etc.) dès lors qu’elle a quelque chose à dire ou à partager sur ses produits et services. Les internautes interagissent avec la marque. La question à se poser est leur restriction ou non par l’entreprise sachant que les positions prises par les entreprises sont assez controversées et que le risque de distraction du collaborateur pour un autre usage est réel ainsi que la divulgation d’informations sensibles. Toutefois les études montrent que ceux qui surfent plus sont également ceux qui travaillent plus. Pour l’entreprise, avoir une présence sur les réseaux sociaux nécessite d’engager un « community manager ». Son rôle est entre autres d’observer l’identité numérique de la marque, susciter le marché des conversations, répondre aux internautes.
Un bouleversement va être apporté par les réseaux sociaux pour l’entreprise qui devra s’y mettre pour créer de la valeur (communiquer autour de sa marque, générer du buzz, nouer des partenariats, recruter des collaborateurs, élargir un circuit de distribution, améliorer la gestion de la relation client) tout en étant consciente de ses risques (par ex. virus ou chevaux de Troie via ces outils, non maîtrise du buzz et une partie de son identité numérique façonnée par les internautes qui lui échappe) et de ses limites.

David Fayon
Auteur de Facebook, Twitter et les autres…, Pearson (http://3.ly/resosocio) et Web 2.0 et au-delà, Economica (http://3.ly/web20)
Membre de la SFI et de Renaissance numérique
http://david.fayon.free.fr

 

Les PME face au Saas et Cloud: un nuage qui cache l’horizon

Crise financière, économique, sociale…affronter les crises fait désormais partie de la vie quotidienne des entreprises, en particulier des PME. Un combat qui nécessite de mieux anticiper les évolutions économiques et technologiques, de mieux évaluer les conditions de développement et les sources d’économie et finalement de mieux choisir les priorités et les investissements.
Pour les PME les choix d’équipements informatiques et télécoms sont déterminants car ils représentent à la fois un investissement important et la condition nécessaire pour mieux travailler, mieux communique être plus réactif et plus compétitif.
Or, dans le domaine des choix informatiques et télécoms les responsables de PME sont confrontés à des avis contradictoires. Ce n’est pas nouveau: on a connu les mêmes interrogations ces dernières années avec la téléphonie sur IP, les systèmes de sécurité VPN, la visioconférence, les offres de télécommunications unifiées… Le Saas et le Cloud n’échappent pas à la règle: Cloud et Saas sont-elles les solutions qu’attendaient les PME? Le risque de perte de maitrise (sécurité, confidentialité) est-il une réalité? Comment le déploiement de la Fibre Optique et du Très Haut Débit bouleversent-ils les prévisions d’hier?
Essayons d’y vois plus clair, en commençant par un petit retour en arrière.

L’étonnant parcours du logiciel en mode locatif

2000 ! Après l’éclatement de la bulle Internet on assiste à l’adaptation des outils informatiques et téléphoniques, au nouveau mode de communication par le web et l’e-mail, c’est la naissance d’un premier logiciel en mode locatif proposé par les ASP (Application Service Provider).
Les promesses se heurtent cependant à deux obstacles, l’un connu: le débit Internet insuffisant, l’autre plus subtil: le degré de confiance du manager vis-à-vis du prestataire à qui il confierait, via l’externalisation des logiciels et des serveurs, la "vie de sa société"…
Le logiciel en mode locatif souffre mais ne se rend pas, car il a pour lui de répondre à une logique économique, pour les deux parties:

  • Côté utilisateur: pas d’investissements en serveurs et logiciels, pas de charge de maintenance, pas de soucis informatique et pas de charges de personnels informatique interne, ni de prestataires externes.
  • Côté prestataire: je loue mes services sur une durée sous forme de récurrent mensuel, je mutualise, j’augmente mes marges, je ne me déplace plus chez mes clients pour les dépannages, je couvre une zone géographique plus vaste par mon commerce électronique des logiciels etc…

Mais pour que ces solutions renaissent de leurs cendres il faut leur donner un nouveau nom: le logiciel en mode locatif devient Saas (Software As a Service) et la virtualisation des serveurs se rapproche du ciel en devenant le Cloud Computing.
Parallèlement, l’obstacle majeur au développement de l’ASP tombe avec le déploiement de la Fibre Optique.
Il reste le deuxième obstacle: la confiance accordée au prestataire. Et là encore les points de vue divergent, renforçant ainsi l’incertitude des patrons de PME sur la bonne décision à prendre. Et retardant du même coup la mise en œuvre de la "bonne solution".

Exemple: Selon la dernière enquête de l’ISACA* "…Un quart de ceux qui l’ont expérimenté, estiment que les bénéfices du Cloud sont inférieurs aux risques encourus…" Soit! Mais un quart ne font toujours que 25%. Et les autres? Doit-on comprendre que 75% des personnes interrogées considèrent, elles, que les bénéfices du Cloud sont supérieurs aux risques? De même, toujours selon la même enquête "35% estiment qu’ils ne se laisseront pas séduire", cela signifie-t-il que 65% sont prêts, eux, à se lancer dans l’aventure? Eternel problème du verre à moitié plein ou à moitié vide! Mais qui n’aide pas vraiment notre patron de PME à se faire une idée…
Pour d’autres, dans une étude publiée pratiquement le même jour que celle de l’ISACA, le Cloud est au contraire une percée dans le nuage d’incertitude: selon SITSI* "Le Cloud devient le vecteur de convergence entre l’univers informatique et celui des télécommunications… L’année 2010 sera celle de l’entrée des opérateurs sur le marché du Cloud Computing, qui est aujourd’hui au cœur des stratégies Télécoms en Europe". Cet acte de confiance des opérateurs est-il une fois encore un simple acte d’espérance ou est-il basé sur une conviction raisonnée ?
On ne peut ici s’empêcher de rappeler le scénario de Salesforce. Décrié par certains à ses débuts il y a dix ans, ce logiciel de CRM est cependant devenu depuis l’une des plus grandes success story de l’informatique. Alors,mettons nous à la place du patron de PME: qui croire ?

Pourquoi y croire ?

Faut-il parier sur l’avenir du Saas et du Cloud? Est-ce que cette fois la mayonnaise prendra?
Pour moi la réponse est oui sans hésitation! D’ailleurs la mayonnaise a déjà pris. En France, 400 millions d’euros de chiffre d’affaires sont réalisés par des dizaines de prestataires grâce à une offre de sauvegarde en mode Saas, depuis plus de dix ans.
Orange revendique 500 000 utilisateurs d’entreprise en mode Cloud téléphonique et Acropolis Telecom 50 000 et la croissance dans ce domaine est de 25 à 35%.
Compubase estime le marché Européen du Saas à 5% du marché des logiciels mais confirme que sa croissance est très dynamique. Mais surtout cette fois, toutes les conditions sont réunies et les pronostics s’appuient sur des indices incontestables: Haut Débit, offres plus matures, prestataires organisés et, cerise sur le gâteau, la confiance des géants à l’exemple de Microsoft Office ou Open Office de Sun en mode locatif.
Cette confiance des grands acteurs s’appuie sur un argument solide : Le HD et THD ouvrent les portes à tous les choix! Dans le passé une entreprise travaillant en réseau local à 100MB/S ne pouvait décentraliser ses serveurs dans des salles blanches dédiées et était liée à ses serveurs avec une capacité de 2 à 8 MB/S qui est la capité des liens disponibles en Transfix ou Xdsl. Aujourd’hui même si le prix de HD & THD est légèrement plus élevé que la Xdsl, les économies générées par les usages des serveurs Virtuels en Cloud ou les logiciels en Saas sont incontestables.

Enfin, ajoutons que Saas et Cloud vont dans le sens du Green IT car ils centralisent et mutualisent les serveurs : 100 serveurs à un seul endroit bien alimentés en électricité consomment moins d’énergie, pour 500 entreprises, que 500 serveurs répartis sur 500 sites différents….Et sur ce point la au moins, l’arithmétique n’est pas discutable.
Alors je confirme: Chez Acropolis Telecom, nous croyons à l’avenir et aux bénéfices du Saas et du Cloud. Et nous y croyons tellement que nous avons, dès 2005, anticipé cette évolution en élaborant une offre dédiée aux PME,sur un business model de vente du Haut Débit en Fibre Optique et d’hébergement dans des Data Center. Cette action à commencé par les IPBX téléphoniques en proposant soit du centrex IP ou IPBX hosting (la commutation téléphonique sur IP étant du logiciel, elle constituait notre Saas) ou les IPBX soft appartenant aux clients hébergés sur nos serveurs en Coud.
C’est pourquoi également, nous avons étendu cette offre afin de donner aux DSI le choix de faire une centralisation de leurs serveurs, de leurs logiciels réseaux installés dessus, de la maintenance ou infogérance par leurs prestataires externes dans des Data Center adaptés pour accueillir un très grand nombre de serveurs.
Car il ne suffit pas de croire en quelque chose. Encore faut-il donner aux autres l’occasion de partager nos convictions.

Samir Koleilat
Président de l’atelier

 

MAROC : Rencontrez des entreprises du Maroc et de l’Afrique francophone avec UBIFRANCE

UBIFRANCE et Maroc Export, en partenariat stratégique avec la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM), vous proposent d’optimiser votre prospection des marchés français, et marocain ainsi que ceux de l’Afrique francophone en participant au Forum d’Affaires Casablanca (http://forum.ubifrance.fr/casablanca2010) qui se tiendra les 6 et 7 mai 2010 à l’hôtel Hyatt.
L’objectif de cet événement est de rassembler 50 entreprises françaises, 150 entreprises marocaines, 50 entreprises africaines : Sénégal, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Cameroun, Gabon et Niger.
Afin de favoriser le développement de nouveaux projets commerciaux, techniques, financiers et innovants entre la France et le Maroc, ainsi qu’avec le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Mali, le Niger et le Sénégal, un Forum d’affaires de deux jours se tiendra à l’hôtel Hyatt de Casablanca.
Cet événement vous permettra de rencontrer un large panel de professionnels des secteurs du BTP, de la santé, des TIC et des services en associant rendez-vous d’affaires individuels, table rondes et rencontres avec des spécialistes (juristes, fiscalistes, financiers, logisticiens,…) réunis au sein d’un "Village Experts".

En savoir plus :

contactez : Catherine CORLOBÉ, Chef de projet à UBIFRANCE
Tél. : 01 40 73 36 59 – catherine.corlobe@ubifrance.fr
ou Virginie BOTCAZOU, Assistante événements à UBIFRANCE
Tél : + 33 (0)1 40 73 34 78 – virginie.botcazou@ubifrance.fr

Gilbert Frontier
UBI France

 

Notre bibliothèque est maintenant riche de deux ouvrages :

  • La Sécurité à l’usage des Collectivités locales et territoriales
  • WiMAX à l’usage des communications haut-débit.

Certains de nos livres sont imprimables à la demande sur la boutique Lulu,
retrouvez-les ici :  buy this book on Lulu.

 

  

Agenda

5 & 6 mai 2010
CNIT

Salon COIP VOIP : Toutes les applications sur IP

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5 mai 2010
CNIT

Assemblé Générale Ordinaire de Forum ATENA

Inscrivez-vous

5 mai 2010
CoIP CNIT

Contenus et Internet, quels modes de distribution, pour quelles valorisations
De 17h à 18h30, sur le salon Comunication Over IP

Inscrivez-vous

9 & 10 juin 2010
HALL 5 Porte de Versailles

Mobile Payment Expo

Conférence / Exposition sur le paiement par mobile

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10 juin 2010
PARIS

LES MERS DE L’INCERTITUDE
Exceptionnel : Cette conférence est la réunion de lancement du second livre de Robert Branche

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22 juin 2010
PARIS

"Comment Innover dans les télécoms ?", Un événement avec le Club des Explorateurs
Une conférence participative pour faire avancer le débat

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28 juin 2010
Toit de la Grande Arche – La Défense

L’internet du futur ?
Comment donner à l’internet un socle de services étendus et diversifiés

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5 octobre 2010
PARIS

Les architectures du futur internet
Dîner débat avec Michel Riguidel

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