ShareThisLe premier événement de l'atelier, la conférence « Objets communicants et intelligents » : contraintes et préalables à l’essor de ces marchés a eu lieu mardi 9 mars à 18h30, à TelecomParisTech, tous les renseignements sur la page dédiée. Voir le compte rendu sur http://www.forumatena.org/?q=node/259
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Rôle et objectifs de l'atelier
Des compétences pour un marché
Le marché des « objets communicants » est prometteur mais délicat à appréhender de par sa dimension innovante, techniquement tout autant que par les fonctionnalités, les usages, l’ergonomie ou les interfaces.
Si, dans le sillage de l’internet des objets, certaines applications naîtront aisément et se diffuseront sans résistance, il faudra pour une grande partie de ces futurs produits faire œuvre d’une inventivité multidisciplinaire. L’atelier se conçoit donc d’abord comme un carrefour d’où pourront partir des pistes industrielles : y faire rencontrer et se compléter des entrepreneurs, inventeurs, utilisateurs, conseils, stylistes et designers, ergonomes, chercheurs, sociologues des usages, juristes … et le public qui sera l’arbitre final des normes d’emploi ou de tolérance.
Industriels Utilisateurs
Conseils Scientifiques
Des technologies pour des marchés
L’expression « marché » mise au singulier est en soi un raccourci simplificateur car il pourra s’agir d’une multitude de segments, répondant à autant d’approches particulières, depuis l’objet préexistant devenu communicant par ajout de composants, jusqu’à celui créé ex nihilo autour ou tout au moins grâce à sa fonction communicante. Ce pourra être des objets fixes, déplaçables ou encore mobiles, situés à la maison, au bureau et en entreprise, dans l’intelligence ambiante (aéroport, agora, etc) ou dans la nature (tels que par des capteurs disséminés). Ce pourra être des objets aux ressources rares (RFIds, NFC, etc) ou inversement de véritables petites machines informatiques (applications médicales, dans les transports, etc). Ces objets seront dotés ou non d’un support de communication propre (connexion à un réseau Wi-Fi, GPRS, WiMAX, réseau ad hoc, réseau de capteurs industriels, réseau RFIds utilisant EPC Global, etc).
Objet « communicant » donc, mais aussi selon les besoins : pensant, sensitif, adaptatif, anticipatif, coopératif, auto-protecteur ou auto-réparateur, reconfigurable. Leur degré d’autonomie ou de modularité pourra faire l’objet d’ajustements originaux, au sein éventuellement de systèmes multi-agents.
Un lieu pour des échanges et présentations
L’atelier abordera alternativement l’ensemble des facettes du sujet :
- Les créneaux émergeants ;
- Les acteurs pionniers, leur positionnement, leur stratégie d’évangélisation ;
- L’état de l’art et les solutions technologiques en gestation dans les laboratoires (nouveaux protocoles, nouveaux composants, etc.)
- Les « applications déclencheuses », aptes à créer des engouements, des phénomènes d’adhésion à un produit, un service, un usage, un comportement social
- Les freins collectifs ou individuels : transformer les contraintes sociales ou ergonomiques en solutions
- Les modèles économiques : comment rentabiliser ce qui relève fréquemment aux yeux des consommateurs de simples services induits, naturellement liés à l’objet acheté et déjà payé ?
- Le respect des consommateurs, de leur intégrité physique, juridique ou numérique : la sécurité, le droit à l’intimité ou à l’anonymat, la gestion des données sensibles, appellent une vigilance et l’édiction de référents ou de normes techniques. Ce point sera d’autant plus crucial que les victimes potentielles pourraient n’être ni l’acheteur ni l’utilisateur immédiat de ces technologies, mais des personnes touchées par simple effet de voisinage. Il ne naîtra d’usages et de marchés que pour des objets communicants capables de rassurer le client autant que son prescripteur.
- Le respect de l’environnement, avec la prise en compte du cycle de vie complet des objets communicants. Jetables ou non, qu’ils soient dispersés dans la nature, incrustés ou étiquetés sur des produits manufacturés, beaucoup contiendront des composants nocifs tels que de l’arsenic ou du lithium, pour fournir l’énergie, ou dans la partie communicante telle qu’une antenne, dans leurs circuits intégrés. Le frein mis au développement des RFID aux Etats-Unis est symptomatique d’une mauvaise prise en compte des risques induits tant pour l’environnement que, en retour, pour une technologie donnée.
Philippe Laurier
Président de l'atelier Objets Communicants
laurier(at)telecom-paristech.fr






